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Impulsivité et gestion de l’attention du procrastinateur

Cela vous est-il déjà arrivé de travailler sur une tâche simple, mais importante, qui aurait dû prendre quelques dizaines de minutes à être réalisée, mais de ne pas en voir la fin par manque de concentration ?

Si vous le voulez bien, illustrons ce processus par une petite scène de vie qui nous est déjà arrivée à toutes et à tous :

Vous êtes en train de faire quelque chose qui est important et que vous n’avez pas l’habitude de faire.

Vous vous sentez bien et efficace.

Vous vous dites que cela va être vite terminé.

Soudain, quelque chose attire votre attention.

Un nouveau message, un appel téléphonique ou encore une notification de réseau social.

Vous répondez à cette sollicitation et revenez à votre travail.

Et là, vous ne savez plus où vous en étiez et reprenez le fil de votre travail depuis le début.

Eh bien sachez qu’il faut environ 15 minutes à partir du moment où vous avez été distrait par ce stimulus extérieur pour retrouver votre pleine concentration.

15 longues minutes …

Pouvez-vous faire plusieurs choses en même temps ?

Certaines personnes vous diront qu’elles peuvent faire plusieurs choses en même temps et bien, cela est complètement faux.

Enfin, pas complètement faux.

Les tâches que nous avons apprises, par exemple la conduite d’une voiture, peuvent être partiellement automatisées.

Heureusement, sinon nous devrions constamment réapprendre à conduire.

En conséquence, cette automatisation partielle, nous donne l’illusion de pouvoir faire plusieurs choses en même temps.

Comme discuter avec le passager.

Ou plus téméraire, consulter son téléphone portable.

Mais si un danger survient, ces automatismes disparaissent et nous devons prendre des décisions rapides et immédiates.

Pour reprendre l’exemple du téléphone et de la conduite, faire basculer notre attention de l’écran que l’on regarde d’un œil au cycliste que l’on avait pas vu, cela peut prendre beaucoup trop de temps.

Ce qui nous empêche d’anticiper l’action de l’éviter.

Pour la conduite les répercussions peuvent être très graves.

Et dans la réalisation de nos tâches personnelles ou professionnelles, c’est la même chose.

Ce qui se passe, c’est que nous passons rapidement d’une tâche à une autre. Ce qui nous donne l’illusion de simultanéité.

Et les répercussions pour notre travail ou nos projets sont importantes

Cela aboutit à la réalisation d’un résultat de moindre qualité.

Motifs de tentation, et de distraction dans nos vie

Mais maintenant, revenons à notre quotidien.

Dans votre vie de tous les jours, les volumes de ces distractions augmentent constamment.

Notifications, réseaux sociaux, téléphone portable, email …

La liste est longue.

Surtout si vous n’essayez pas de les contenir ou de les canaliser.

Elles sont virtuellement illimitées.

Et notamment, elles conditionnent chez nous des comportements qui deviennent automatiques.

Sans compter les sollicitations de la vie réelle.

Amis, famille et / ou obligations en tout genre.

Ces sollicitations continuelles ont pour répercussions de baisser votre niveau d’efficacité et votre capacité à réaliser vos tâches dans les temps impartis.

Ce qui entraîne bien souvent un abaissement de la perception que vous avez de votre efficacité personnelle.

Ce qui diminue, une nouvelle fois, votre niveau de motivation.

Et ainsi de suite …

Mais, vous pourriez me demander pourquoi sommes-nous si sensibles à ces sollicitations ?

Votre niveau d’impulsivité et la gestion des sollicitations immédiates

Alors même que votre objectif est bien établi, que vous vous sentez capable d’y arriver, vous cédez à la tentation d’y répondre.

Cela s’explique principalement par le potentiel d’attractivité qu’elles représentent.

Et plus important, la gratification immédiate qu’elle vous procure.

Contrairement à une action plus longue à réaliser et dont la récompense est éloignée dans le temps.

Pour ces petites actions, on se dit : « Bon allez, 5 minutes et j’y retourne » … et des dizaines de minutes s’écoulent … se transformant en heures.

Parfois même en journée, avec le : « Bon, je continuerai ça demain ».

Pire encore le : « Bon maintenant, je ferai ça lundi, comme ça je vais avoir toute la semaine pour terminer »

Si vous avez lu l’article consacré à la définition de la procrastination, nous sommes en plein comportement de planification avec justification.

Ce qui nous soulage temporairement des émotions désagréables.

Ces émotions que l’on ressent lorsque l’on sait pertinemment que l’on a pas fait les choses dans le temps imparti.

Pourquoi vous laissez-vous distraire ?

Pour revenir à la question de savoir pourquoi nous sommes autant sensibles à ces distractions qui nous menacent sans cesse ?

Et bien la réponse se situe profondément enfouie dans notre cerveau.

Plus précisément, dans le système lié au plaisir et à la récompense.

Il est appelé le système limbique.

Il est un peu l’interface entre nos modes de pensée rationnels, nos actions et nos émotions.

Perte d’attention : quelques solutions

Ainsi, pour contrer ces motifs de distraction, il faut éduquer votre système limbique.

L’habituer à reconnaître les moments de travail des moments de détente.

Il faut à la fois agir sur le temps mais aussi sur l’espace.

Pour le temps, un moyen efficace est de faire le maximum pour segmenter vos périodes de travail et périodes de repos et loisirs.

Cela peut se faire par l’utilisation des bonnes méthodes, par exemple, l’utilisation de la technique Pomodoro.

Vos plages horaires sont alors synchronisées avec vos rythmes biologiques.

Pour l’espace, il vous faudra bien séparer votre espace de travail de celui des loisirs.

Un aménagement de votre bureau qui ne laisse apparaître aucune distraction possible.

Cela peut paraître évident, mais on ne laisse pas traîner un prospectus de vacances sur le bureau où l’on rédige son mémoire universitaire ou sa présentation pour la réunion du lendemain.

Faire le maximum pour ne pas provoquer de réactions inadéquates de votre système limbique.

Autrement dit, contrôler la part d’irrationalité qui est liée à vos émotions.

En conclusion

L’impulsivité est le plus grand ennemi du procrastinateur.

Si vous souhaitez améliorer vos capacités de concentration, un moyen très simple que vous pouvez appliquer dès maintenant est de simplifier votre environnement de travail au minimum (bureau, pièce de travail et aussi bureau de l’ordinateur).

Un deuxième moyen, c’est de vous aménager des plages horaires sans téléphone à proximité.

Si cela vous semble difficile de laisser votre téléphone hors de votre vue, essayez de commencer par le mode avion pendant 10 minutes puis 15 etc …

Jusqu’à réussir à atteindre l’objectif horaire que vous vous êtes fixé.

Et vous, comment subissez-vous ces interruptions dans votre travail ?

Avez-vous des techniques pour vous y soustraire ?

Des réflexions ou des questions sur cet Article ? Faites-moi savoir en laissant un commentaire ci-dessous !

Dr Michaël Gilbert

Pour en savoir plus, vous avez à votre disposition la bibliographie qui a servi à la rédaction de cet article cliquez ici

À propos de l’auteur

Dr Michaël Gilbert

Bonjour,

Je suis le
Dr Michaël Gilbert

Docteur en Psychologue social et cognitive.
Je suis passionné par l'organisation du temps et l'efficacité personnel.
Ancien procrastinateur, je vous accompagne dans votre réussite personnelle et professionnelle.

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